Il y a dans cette bague quelque chose qui ne s’explique pas tout de suite. Une forme pleine, close sur elle-même, comme un tombeau. Et pourtant, quelque chose de vivant s’en dégage. Lazare est sorti du tombeau enveloppé de ses bandes. C’est là, dans ce détail silencieux de l’Écriture, que cette bague est née. Les deux bandes qui courent sur la surface dorée rappellent celles qui l’enserraient avant que la voix l’appelle par son nom. Un bijou qui porte en lui la puissance de la résurrection. Pas de façon éclatante. De façon intime. Comme un rappel discret que la mort n’a pas le dernier mot. Car